Ce mardi 13 mai, La Seine Musicale à Boulogne a accueilli la 3ᵉ édition des Flammes, une cérémonie dédiée aux cultures populaires urbaines. Pensée comme une alternative aux Victoires de la musique ou aux NRJ Music Awards, cette soirée célèbre les artistes trop souvent invisibilisés ailleurs. Et cette année encore, elle a fait sensation.

Une nouvelle ère à La Seine Musicale
Après deux premières éditions au Théâtre du Châtelet, Les Flammes ont vu plus grand pour 2025. Un changement de décor stratégique, avec une salle plus vaste, un public présent et une scénographie ambitieuse. Sur le tapis orange, les stars se sont succédées : Aya Nakamura, Shay, Théodora, Médine, Amel Bent, ou encore la mère de DJ Mehdi, venue recevoir un hommage posthume.
L’ambiance était électrique, entre émotion, fierté et reconnaissance d’une culture trop longtemps reléguée.
Les grands gagnants de la soirée
La compétition était rude, mais Tiakola, SDM et SCH ont dominé cette édition.
- Tiakola décroche trois Flammes, dont Artiste masculin de l’année et Album de l’année pour BDLM Vol.1. Absent, il a adressé un message vidéo à ses fans.
- SCH repart avec les trophées de Performance rap, Meilleur clip et Meilleure pochette d’album.
- SDM, lui, brille avec Album rap de l’année, Titre de l’année et Meilleur featuring (avec Booba).
Côté féminin, Shay s’impose avec deux récompenses majeures : Artiste féminine de l’année et Révélation scénique. Elle a tenu à saluer les autres artistes féminines, recevant son prix avec émotion.
Aya Nakamura, figure incontournable, a été sacrée pour son rayonnement international.
Autres prix marquants :
- Werenoi : Album Spotify de l’année
- La Mano 1.9 : Révélation masculine
- Théodora : Révélation féminine
L’un des moments les plus poignants de la soirée fut la remise de la Flamme Éternelle à la mère de DJ Mehdi, saluée par un discours fort et émouvant de Kery James.
Performances enflammées
La scène a vibré au rythme de shows impressionnants :
- Théodora a livré une prestation spectaculaire sur Fashion Designer.
- Eva a enflammé la scène dans un décor explosif (voiture en feu incluse).
- Amel Bent a replongé le public dans ses plus grands hits avec un medley émouvant.
- Kaaris a électrisé la foule avec Dès le départ et Chargé, fidèle à son énergie brute.
Côté coulisses : polémiques et critiques
Tout n’a pas été parfait. Merwane Benlazar, dont le discours dénonçant l’arrivée de Cyril Hanouna sur W9 a été censuré à l’antenne, a promis de publier l’intégralité sur ses réseaux. Sur les plateformes, les internautes crient à la censure politique.
Autre incident : Déborah Skuluch, humoriste, a embrassé le streameur Anyme en plein direct sur Twitch. Une séquence jugée choquante par beaucoup. Elle a réagi sur Instagram, affirmant avoir eu une discussion avec lui. De son côté, Anyme n’a pas encore commenté l’événement.
Enfin, des problèmes techniques (coupures de son, retards, chauffeur de salle audible en direct) ont entaché un peu la fluidité de la soirée. De nombreux internautes ont salué le concept, mais demandé « plus de rigueur » pour les prochaines éditions.
Une cérémonie en pleine montée
Malgré ces couacs, cette 3ᵉ édition des Flammes s’impose comme un événement incontournable de la scène musicale urbaine francophone. En offrant une scène digne à des artistes trop souvent marginalisés dans les cérémonies classiques, Les Flammes marquent des points. À travers des hommages sincères, des performances audacieuses et une proximité avec le public, la cérémonie continue de tracer sa propre voie, entre reconnaissance, résistance et célébration.
Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle édition, encore plus grande ?
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