(Öri Infos) – Les résultats des élections municipales sont tombés, et pour l’Union des forces de changement (UFC), ce n’est pas la fête à la mairie. Reléguée au troisième rang, la formation politique de Gilchrist Olympio a récolté 38 conseillers municipaux. En face ? UNIR (le parti au pouvoir) a ramassé un buffet complet avec 1150 conseillers, pendant que l’ANC s’en est sorti avec 51 élus.
Une « défaite cuisante », selon les mots de Séna Alipui, vice-président de l’UFC. C’est simple : la claque électorale est tellement forte qu’elle résonne jusque dans les montagnes des Evala.
« Nous sommes fauchés. L’opposition a été terrassée comme cela peut arriver pendant les luttes Evala », a-t-il déclaré, visiblement plus philosophe que déprimé.
Mais attention, ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est un constat réaliste. D’après Alipui, leur situation, c’est comme tenter de faire une omelette sans œufs. Et encore :
« L’histoire de David et Goliath, c’est dans la Bible. Dans la vraie vie, Goliath bat David. Nous, on est allés à la chasse aux lions avec un couteau de cuisine. »
Moralité : la politique, c’est pas du camping. Il faut du matos, des moyens, un GPS démocratique… et peut-être un char blindé quand on est dans l’opposition.
M. Alipui en a profité pour glisser quelques messages à ceux qui écrivent les règles du jeu :
Bref, l’UFC ne baisse pas les bras, elle demande juste un terrain de jeu un peu plus plat… et si possible, sans lions.
