(Ori Infos) – L’organisation Novation Internationale, une ONG qui croyait obtenir le feu vert pour une manifestation au Togo (paix à son optimisme), s’est vue répondre par un refus de la part du ministère de l’Administration territoriale.
Objet de l’interdiction ? Une marche citoyenne prévue le 25 juillet à Lomé, destinée à rendre hommage aux victimes des dernières manifestations. Sauf que non. On ne rend pas hommage dans la rue sans accord préalable surtout en période post-électorale, où le climat est plus tendu qu’un fil d’étendoir un jour de pluie.
La lettre du ministre Awaté Hodabalo, référencée N°1162/MATDCC évoque un “contexte sensible” et un “risque pour l’ordre public”. Traduction libre : « On a déjà eu notre dose de boucan, merci. »
Et pourtant, les organisateurs jurent que la marche n’avait rien de politique : pas de slogans, pas de pancartes piquantes, même pas un mégaphone chinois. Juste une envie de marcher, calmement, comme dans un clip de gospel.
Du côté de Novation, on crie au “signal d’alarme démocratique” et à la “gestion sélective des libertés”. Bref, manifester, c’est comme vivre en concubinage : ce n’est pas interdit, c’est juste pas conseillé.
