(Öri Infos) – L’interpellation de Marguerite Gnakadè, ancienne ministre des Armées, continue de faire couler beaucoup d’encre. Arrêtée mercredi matin, 17 septembre 2025, à son domicile de Tokoin Solidarité (Lomé) et conduite à la DCPJ, elle aurait finalement été ramenée le soir même chez elle. Mais son retour n’a rien d’un simple relâchement : les forces de sécurité maintiennent une présence massive autour de sa résidence.
Un quartier sous tension
Dans la soirée, un important dispositif sécuritaire s’est déployé aux abords de la maison de l’ex-ministre. Des véhicules de police et de gendarmerie bloquent toujours les accès, créant une atmosphère inhabituelle dans le quartier. Plusieurs habitants affirment qu’il s’agit en réalité d’une résidence surveillée de facto.
Des accusations lourdes
Cette mesure intervient alors que Marguerite Gnakadè aurait été accusée de connexions avec des personnalités de l’opposition en exil et d’incitation à la désobéissance dans l’armée. Des accusations graves, certaines sources allant jusqu’à évoquer des menaces contre la stabilité de l’institution militaire.
Silence officiel, réactions vives
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les suites judiciaires réservées à cette affaire. En attendant, les réactions politiques s’intensifient : le mouvement M66 a donné un ultimatum de 72 heures pour exiger sa libération, tandis que d’autres organisations dénoncent une dérive autoritaire.
Entre enquête judiciaire et bras de fer politique, le cas Gnakadé semble bien parti pour devenir l’un des dossiers les plus explosifs de la rentrée politique togolaise.
