(Ori Infos) – Les résultats provisoires des élections municipales tenues le 17 juillet dernier au Togo révèlent une progression modeste de la représentativité féminine dans les conseils municipaux. Sur les 1 527 sièges en jeu à travers les 117 communes du pays, seules 216 ont été attribués à des femmes, soit environ 14 % du total, selon les chiffres publiés ce lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), conserve une large majorité avec 1 150 élus, dont 189 femmes. Le mouvement indépendant TOVIA se classe loin derrière avec quatre élues, tandis que l’UFC, l’ADDI et le parti Bâtir comptent chacune trois représentantes. L’ANC et le NET, quant à eux, ne font élire que deux femmes par formation. Huit autres femmes siègeront au nom de petites formations ou regroupements.
Malgré un nombre important de candidatures, la place des femmes dans les instances locales reste marginale. Plusieurs acteurs dénoncent des obstacles persistants à leur pleine participation politique : normes sociales restrictives, manque de soutien familial, absence de mesures internes favorables dans les partis et faible mise en avant des femmes sur les listes.
Alors que plus de 500 listes étaient en compétition à l’échelle nationale, les résultats traduisent une mobilisation féminine encore insuffisante pour garantir un réel équilibre dans les assemblées municipales. Une situation qui relance le débat sur la nécessité d’introduire des quotas ou de réformes plus structurelles pour renforcer l’inclusion politique des femmes au Togo.
