(Öri Infos) – La salle Fazao de l’Hôtel 2 Février vibre depuis ce matin au rythme de la Conférence régionale sur la nutrition. Cette première journée de haut niveau a posé les jalons d’une révolution pour le capital humain en Afrique.
La Coordinatrice Résidente des Nations Unies au Togo, Coumba Dieng Sow, a marqué les esprits avec un discours de vérité. Si les sommets sur la nutrition se sont multipliés ces dernières années, l’enjeu ne réside plus dans le nombre de rencontres, mais dans leur capacité à déboucher enfin sur des solutions concrètes et durables pour nos enfants.

« Ce n’est pas le nombre de rencontres que je remets en cause. Nous en ferons autant qu’il en faudra jusqu’à obtenir les résultats concrets. C’est la promesse que Lomé, capitale africaine du dialogue, fait à ses partenaires. » Elle a réaffirmé que le Togo ne se contente pas d’accueillir, mais se positionne comme un véritable champion du financement de la petite enfance.

Le Togo : Un modèle porté par un leadership national
Cet engagement au plus haut sommet de l’État a été fièrement rappelé par Martine Moni Sankaredja, Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. Elle a souligné que si Lomé abrite cet événement, c’est aussi grâce à la vision de Faure Essozimna Gnassingbé, désigné champion de la nutrition et de la petite enfance pour ses résultats concrets.
Le Togo a développé avec l’appui de l’UNICEF, son dossier d’investissement pour la Nutrition. Un investissement annuel de 40,36 milliards de FCFA permettrait de couvrir 100% des besoins nutritionnels des enfants de moins de 5 ans et engendrera les gains suivants :
- Une meilleure qualité de vie pour les enfants au cours de leurs cinq (05) premières années de vie mais aussi des retombées positives tout au long du reste de leur cycle de vie
- Une baisse de la mortalité infanto-juvénile sur 5 ans de 72,1‰ à 26‰ sur 5 ans, soit 146 516 vies sauvées sur les 5 ans (29 303 vies sauvées par an) ;
- Une baisse de l’incidence du retard de croissance sur 5 ans de 24% à 8%, soit 236 687 cas évités sur les 5 ans (47 337 cas par an) ;
- Une baisse de l’incidence de l’insuffisance pondérale sur 5 ans de 15% à 2,52%, soit 96 270 cas évités sur les 5 ans (19 254 cas par an) ;
- Une baisse de l’incidence de la malnutrition aiguë sur 5 ans de 6% à 1%, soit 52 254 cas évités sur les 5 ans (10 451 cas par an).


