(Öri Infos) – L’affaire Grâce Koumayi continue d’alimenter les conversations, entre indignation, rumeurs et appels à la vérité. Alors que des accusations de viol en détention circulaient depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, la Gendarmerie nationale vient de publier un communiqué pour rétablir les faits.
Selon la note officielle, aucun élément ne confirme les allégations selon lesquelles Grâce Koumayi, actuellement poursuivie pour diffusion de messages incitant à la haine, aurait été victime d’agressions sexuelles durant sa garde à vue.


« À aucun moment, l’intéressée n’a évoqué de violences sexuelles ou de mauvais traitements, ni devant les enquêteurs, ni face au parquet, ni en présence de ses avocats », précise la Gendarmerie.
Retour sur une affaire controversée
Arrêtée une première fois le 6 juin 2025 lors d’une manifestation non autorisée, Grâce Koumayi avait été relâchée après un rappel à la loi. Mais ses activités en ligne, jugées « subversives » par les autorités, lui ont valu une nouvelle interpellation le 3 octobre 2025.

La Gendarmerie souligne que, durant sa détention au groupement de Lomé, une mission de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) avait inspecté les lieux et s’était dite satisfaite des conditions d’hébergement des détenus, dont neuf femmes.
Appel à la responsabilité
Face à la propagation rapide des rumeurs, la Gendarmerie met en garde contre les « manipulations et intoxications » diffusées sur les réseaux sociaux. L’institution affirme son engagement à respecter les droits fondamentaux tout en rappelant que le dossier suit son cours devant les juridictions compétentes.
« Le Togo reste un État de droit. L’affaire Grâce Koumayi est entre les mains de la justice, dans le strict respect des procédures », conclut le communiqué.

Une affaire symptomatique d’une ère numérique tendue
Ce nouvel épisode illustre la fracture croissante entre justice et opinion publique à l’ère des réseaux sociaux, où l’information vérifiée peine à rivaliser avec les émotions collectives. En attendant l’issue judiciaire, les Togolais restent partagés entre scepticisme et attente de vérité

