(Öri Infos) – Vous avez déjà rêvé d’une vue dégagée, d’un horizon sans obstacle ? Au Sud-Togo , plus précisément à Agouégan , ce désir bien humain pousse certains à couper les mangroves, ces forêts côtières qui bordent les rivières. Un coup de machette pour une belle photo ou un terrain plus “vendable”, et hop, on sacrifie des arbres. Mais ce geste, qui semble anodin, a des conséquences graves.
Les mangroves ne sont pas juste des plantes : elles sont la colonne vertébrale d’un écosystème. En les abattant, on ne gagne pas qu’une vue, on perd un équilibre vital.

Un écosystème en danger
Les mangroves, c’est bien plus qu’un décor. Elles protègent les berges de l’érosion, abritent poissons et crustacés, et filtrent l’eau comme des super-héros discrets. Sans elles, la biodiversité s’effrite, et les communautés locales, qui dépendent de la pêche, se retrouvent menacées.
Imaginez : un village qui perd ses poissons, c’est un village qui a faim. Et ce n’est pas tout. Les inondations frappent plus fort, les sols s’appauvrissent, et le changement climatique devient encore plus menaçant. Tout ça pour une vue “instagrammable” ? Le prix est lourd.
Quand la nature ne peut pas se relever
Le pire, c’est que même quand les mangroves pourraient repousser, on ne leur laisse pas une chance. Les troupeaux en transhumance, conduits par des bergers, piétinent les jeunes pousses. Chaque plant écrasé, c’est une mangrove future qui disparaît.
Résultat : des sols qui s’épuisent, une faune qui s’évanouit, et des villages côtiers de plus en plus vulnérables. Ce cycle de destruction n’est pas juste un problème local, c’est un signal d’alarme pour nous tous.
Un choix pour demain
Vouloir une belle vue, c’est humain. Mais sacrifier les mangroves, c’est jouer avec le feu. Protéger ces écosystèmes, ce n’est pas freiner le progrès, c’est investir dans la vie. Les mangroves du Sud-Togo nous rappellent une vérité simple : la beauté d’un paysage ne vaut rien si elle détruit ce qui le rend possible. À nous de choisir : une photo éphémère ou un avenir durable ?
