(Öri Infos) – Face à la propagation de rumeurs faisant état de prétendues disparitions d’organes génitaux après un simple contact avec certaines personnes, le gouvernement togolais est sorti de son silence. Dans un communiqué officiel, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile appelle la population au calme et met en garde contre les actes de violence qui découlent de ces allégations.
Depuis plusieurs jours, ces rumeurs se multiplient dans différentes localités du pays et circulent abondamment sur les réseaux sociaux, alimentant la peur et suscitant de nombreuses réactions au sein de la population.

Aucune preuve établie à ce stade

Le ministre précise que les investigations sont actuellement menées par les services compétents, en collaboration avec les autorités sanitaires. Toutefois, à ce stade des enquêtes, aucun élément objectif ne permet de confirmer la réalité des faits tels qu’ils sont relayés.
Les autorités invitent donc les citoyens à faire preuve de prudence et à ne pas tirer de conclusions hâtives tant que les vérifications se poursuivent. Le gouvernement se dit particulièrement préoccupé par les conséquences de ces rumeurs. Selon le communiqué, elles entretiennent un climat de peur qui a déjà conduit, dans certains cas, à des actes de violence et de vindicte populaire contre des personnes injustement accusées.
Ces comportements constituent, selon les autorités, une menace pour l’ordre public et la cohésion sociale.
Le ministre rappelle que la justice populaire est interdite

Le ministre de la Sécurité rappelle avec fermeté que nul n’est autorisé à se faire justice lui-même.
Toute personne impliquée dans des actes de violence, des agressions, des destructions de biens, la diffusion de fausses informations ou tout autre trouble à l’ordre public s’expose aux sanctions prévues par la loi. Plutôt que de céder à la panique ou de relayer des informations non vérifiées, les autorités demandent aux citoyens de signaler tout fait suspect aux services compétents.
Pour cela, plusieurs numéros verts sont mis gratuitement à la disposition de la population :
- 1014 : Centre national de commandement unifié ;
- 117 ou 1244 : Police nationale ;
- 172 : Gendarmerie nationale.

Les citoyens peuvent également se rendre directement dans l’unité de police ou de gendarmerie la plus proche afin de permettre les vérifications nécessaires.

