(Öri Infos) – Les preuves s’accumulent sur les effets préventifs de l’allaitement, dans la prévention du cancer du sein. Le dernier rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer note un effet positif, plus net lorsqu’il dure au moins six mois.
En ce mois d’octobre, synonyme de la campagne Octobre Rose et de sensibilisation au cancer du sein, une affirmation bien particulière refait surface chaque année sur les réseaux sociaux : celle selon laquelle « se faire sucer les seins » réduirait le risque de cancer du sein chez la femme. Mais alors, mythe ou réalité ?
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et la 1ère cause de décès par cancer chez la femme. Chaque année, plus de 5 000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés et plus de 3 000 personnes en décèdent, selon la LTC. Parmi ces victimes, la moitié sont des femmes, soit quatre décès féminins par jour.
Scientifiquement, se faire sucer les seins n’est pas une méthode préventive contre le cancer du sein
Une idée reçue suggère que la succion des seins par un partenaire pourrait protéger contre le cancer, mais cette assertion a été largement discréditée par des experts en oncologie et gynécologie. Les spécialistes, comme le Pr Esther Meka, soulignent que seul l’allaitement maternel a des effets protecteurs significatifs contre le cancer du sein. L’allaitement réduit le risque de cancer en modifiant la structure des seins et en diminuant l’exposition aux hormones.
Les médecins cités, y compris le Dr Anthony Mbarga et le Dr Etienne Atangana, confirment qu’il n’existe aucune preuve scientifique soutenant l’idée que la succion par un partenaire offre une protection. Ils recommandent plutôt de se concentrer sur le dépistage précoce, notamment par l’autopalpation. L’article conclut qu’aucune recherche ne valide la succion comme méthode préventive, mais souligne l’importance de l’allaitement maternel et du dépistage régulier pour réduire le risque de cancer du sein.
Les facteurs de risque principaux du cancer du sein
Il y a quatre principaux facteurs de risque de développer un cancer du sein. L’âge est le premier, ce cancer apparaissant souvent autour de 60 ans. Ensuite, il y a les prédispositions génétiques : lorsque plusieurs personnes d’une même famille sont atteintes du même cancer, il peut s’agir d’un cancer héréditaire.
Les antécédents familiaux de cancer du sein représentent un troisième facteur de risque. Ils concernent la présence d’au moins un cas isolé dans la famille proche.
D’autres facteurs de risque plus secondaires ont également été identifiés pour le cancer du sein, comme la puberté précoce et la ménopause tardive, les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, l’absence de grossesse et les grossesses tardives, l’absence d’allaitement, la consommation régulière d’alcool, le tabagisme, la sédentarité et enfin, la surcharge pondérale.



