L’Assemblée nationale du Togo a démarré ce mardi une session extraordinaire à huis clos, à la demande de Son Excellence Monsieur le Président Faure Gnassingbé . Huit projets de loi prioritaires sont à l’ordre du jour, touchant à des enjeux majeurs comme la sécurité, la gouvernance économique et l’environnement.
Le Président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Adzedze, explique que la rencontre est conforme aux dispositions de l’article 12 de la Constitution. « Cette session nous offre l’opportunité d’examiner et d’adopter des projets de loi essentiels pour le renforcement de la sécurité, la gouvernance économique, la lutte contre les menaces transnationales et la préservation de notre environnement », a-t-il justifié.
Huit projets de loi à l’agenda :
- Prorogation de l’état d’urgence sécuritaire : maintien des mesures dans la région des Savanes face aux menaces terroristes, où persistent des menaces liées au terrorisme et à l’insécurité transfrontalière.
- Projet de loi sur le renseignement : mise en place d’un cadre juridique moderne pour les activités de renseignement.
- Lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
- Lois de règlement des budgets 2020 et 2021 : ces textes visent à approuver les comptes financiers de l’État pour les exercices budgétaires 2020 et 2021.
- Réforme des entreprises publiques : amélioration de leur gestion et de leur efficacité afin qu’elles puissent mieux contribuer aux efforts de développement de la nation.
- Projet de loi sur la lutte contre les changements climatiques.
- Réforme de l’Office Togolais des Recettes (OTR) : modification de la loi portant création de l’Office Togolais des Recettes (OTR).
Cette session extraordinaire de l’Assemblée nationale du Togo témoigne de la volonté des autorités de renforcer le cadre législatif du pays sur des enjeux stratégiques. Les huit projets de loi examinés couvrent des domaines essentiels tels que la sécurité, la gouvernance économique, la lutte contre le blanchiment de capitaux, l’environnement et la réforme des entreprises publiques. Leur adoption devrait permettre d’améliorer l’efficacité des institutions et de répondre aux défis actuels, notamment en matière de sécurité et de développement.
