(Ori Infos) – Le 23 juillet 1992, Tavio Ayawo Tobias AMORIN, premier secrétaire du Parti socialiste panafricain (PSP), membre du Haut conseil de la République (HCR) et président de sa Commission des Affaires politiques et des droits de l’Homme ainsi que de sa Commission spéciale chargée de l’étude et de la présentation du nouveau projet de Constitution, membre fondateur du Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5) tombait assassiné en pleine jeunesse pour ses convictions politiques et son combat pour un Togo démocratique.
Grièvement blessé, Tavio est d’abord admis dans l’unité de soins intensifs du CHU-Tokoin d’où, évacué le samedi 25 juillet 1992 sur l’Hôpital St Antoine de Paris, il rend l’âme dès le lendemain matin de son admission, dimanche 26 juillet.
Trente ans plus tard, jour pour jour, aucune lumière n’a été faite sur les circonstances de sa mort, et ses assassins n’ont jamais été inquiétés. Un silence coupable qui s’inscrit dans une longue série de crimes politiques restés impunis sous les régimes successifs de Gnassingbé père et fils.
Avec le temps, le souvenir de Tavio s’efface peu à peu de la mémoire collective. N’étaient-ce les efforts de quelques citoyens engagés, militants ou proches, son nom aurait probablement sombré dans l’oubli. Pourtant, son histoire, son engagement et son sacrifice continuent d’incarner les aspirations d’un Togo plus juste et plus libre.
