Les résultats définitifs des élections sénatoriales du 15 février 2025 ont été officiellement proclamés par la Cour constitutionnelle de la République Togolaise, ce lundi 24 février 2025, lors d’une cérémonie solennelle tenue au siège de l’institution à la Cité OUA à Lomé.
Conformément aux dispositions de l’article 104 du code électoral togolais, le président de la Cour constitutionnelle, Djobo-Babakane Coulibaly, a annoncé ces résultats définitifs, confirmant ainsi la large victoire de l’Union pour la République (UNIR). Le parti au pouvoir rafle 34 des 41 sièges mis en jeu. Aucune réclamation n’ayant été enregistrée après l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le 16 février 2025, la proclamation de ce jour vient entériner ce verdict.
Une victoire écrasante pour UNIR
Les résultats définitifs répartissent les 41 sièges du Sénat comme suit :
Union pour la République (UNIR) : 34 élus
Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR) : 2 élus
Le Togo Autrement : 1 élu
Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) : 1 élu
Union des Forces de Changement (UFC) : 1 élu
Cercle des Leaders Émergents (CLE) : 1 élu
Les Deux Bisons (Indépendant – Robert Olympio) : 1 élu
Sur un total de 1 706 grands électeurs (conseillers régionaux et municipaux), 1 561 ont participé au vote, représentant un taux de participation de 91,50 %.
Une cérémonie en présence des hautes autorités
La proclamation s’est tenue en présence des plus hautes autorités du pays, notamment :
Un Sénat bientôt au complet
Avec 41 sénateurs élus, le Sénat togolais est désormais en attente de 20 autres membres, qui seront nommés par le Président de la République dans les prochains jours.
Selon l’ordonnance N° 2024-001/PR du 5 novembre 2024, qui fixe le nombre de sénateurs et leur statut, le Sénat se réunira de plein droit le deuxième jeudi suivant la proclamation des résultats définitifs. Cette première séance marque ainsi l’entrée en fonction effective de la nouvelle chambre haute du Parlement togolais.
L’installation de cette institution s’inscrit dans une réforme institutionnelle majeure et marque une nouvelle étape dans l’organisation du paysage politique togolais.
