(Ori Infos) – Le gouvernement ghanéen a sorti la loupe, les jumelles et même les gilets jaunes pour inspecter ses frontières. Verdict ? Aucun signe de base secrète de révolutionnaires togolais en exil.
Ce mercredi 23 juillet 2025, le très posé mais passablement agacé ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa a saisi le micro au Parlement pour répondre à ce qu’il a qualifié, avec élégance, de : « pur fantasme frontalier ».
« Le gouvernement du Ghana n’a aucune connaissance de l’existence de bases ou de réfugiés politiques togolais organisant des manifestations depuis le Ghana. Ces allégations sont sans fondement et totalement infondées », a déclaré M. Ablakwa devant les députés.
« Cette action a restreint l’accès pour les résidents des communautés frontalières et d’autres personnes dépendant de ces passages pour leurs activités quotidiennes. La décision aurait été prise en raison de soupçons selon lesquels les jeunes leaders des manifestations du 26 au 28 juin auraient établi des bases opérationnelles au Ghana et coordonneraient leurs activités de l’autre côté de la frontière », a poursuivi M. Ablakwa.. Le Ghana jure que c’est juste un malentendu géographique.
« Oui, nos deux pays sont voisins, mais ça ne veut pas dire qu’on organise des manifs ensemble. Sinon on aurait aussi réclamé des parts sur le riz gras togolais. »
