(Öri Infos) – L’affaire Madjoulba, l’un des crimes les plus retentissants de l’histoire militaire togolaise récente reste enveloppée de zones d’ombre. Quelques hauts gradés ont été traduits devant le tribunal militaire. Parmi eux, le général Félix Kadangha, chef d’Etat-major général des FAT lors des faits a écopé la peine la plus lourde.
Ce lundi matin, le procès en appel du général Félix Kadangha a été renvoyé à février 2026. Dans une salle d’audience tendue, le procureur général a invoqué l’«indisponibilité de certains intervenants essentiels au dossier » pour justifier ce report. La date de reprise a été fixée au 16 février 2026.


Aucune plaidoirie n’a eu lieu. Aucun témoin n’a été entendu. Seul un silence administratif a résonné dans le prétoire : celui des absences non expliquées, qu’il s’agisse de magistrats, d’experts ou de représentants du parquet militaire.
Condamné pour complot contre la sûreté intérieure de l’État, complicité d’assassinat et entrave au bon fonctionnement de la justice, il a toujours clamé son innocence.
Ses avocats avaient fait appel, dénonçant un procès entaché de vices de procédure, de pressions politiques et d’un manque criant de preuves tangibles. Depuis, la défense attendait avec impatience cette audience en appel, espérant obtenir la révision du verdict ou, à tout le moins, la libération provisoire de leur client.


