(Öri Infos) – La fidélité au sein du couple redéfinit ses frontières juridiques. Par une décision historique, la Cour suprême du pays a officiellement reconnu que l’infidélité conjugale commise par un mari pouvait être assimilée à une violence psychologique.
Aux Philippines, la Cour suprême a estimé que l’infidélité conjugale d’un mari peut constituer une forme de violence psychologique lorsqu’elle provoque une souffrance émotionnelle à son épouse, au titre de la loi contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Dans l’affaire concernée, Jaime Araza, qui avait entretenu une relation extraconjugale et eu trois enfants avec une autre femme, a été reconnu coupable d’avoir causé à son épouse une détresse émotionnelle et mentale. Il a été condamné à une peine de prison allant de six mois et un jour à huit ans et un jour, ainsi qu’à 100 000 pesos philippins d’amende et 25 000 pesos de dommages moraux et a également été contraint de suivre un accompagnement psychologique ou psychiatrique.
La Cour a précisé qu’il n’était pas nécessaire que l’épouse démontre avoir développé une maladie psychologique : la souffrance émotionnelle et mentale provoquée par les actes du conjoint peut suffire à caractériser l’infraction.



