(Öri Infos) – Dans un communiqué publié ce 18 mars 2026,la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a officiellement mis en demeure la CAF. En cause : la décision de la Commission d’Appel d’attribuer le titre au Maroc par forfait. Dakar crie à l’arbitraire et se dit prête à porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport.

La réaction de la FSF ne s’est pas fait attendre : un recours immédiat et une menace de procédure d’urgence devant le TAS (Lausanne).
Un imbroglio juridique autour de l’Article 84
Le cœur du litige repose sur l’interprétation d’un incident de jeu. La CAF invoque un « abandon » (Article 84 du règlement) suite à une interruption de match. Pour la FSF, cette qualification est une hérésie juridique.
« Un abandon suppose une rupture définitive de la compétition. Le retour des joueurs sur la pelouse et la validation de la fin du match par l’arbitre rendent l’article 84 inapplicable », martèle le communiqué fédéral.
Les trois piliers de la riposte sénégalaise
La défense du Sénégal s’articule autour de trois arguments majeurs destinés à faire jurisprudence :
- La souveraineté de l’arbitre (Field of Play Doctrine) : La FSF rappelle que selon la Loi 5 de l’IFAB, seul l’arbitre est maître du chronomètre. Puisque ce dernier a opté pour une suspension temporaire et non un arrêt définitif, le résultat acquis sur le terrain doit primer.
- La sécurité juridique : Le trophée ayant été remis et le résultat homologué, le revirement de la CAF est jugé comme une menace directe pour la stabilité des compétitions internationales.
- La disproportion de la sanction : S’appuyant sur la jurisprudence du TAS, le Sénégal estime que retirer un titre pour un arrêt de jeu de 15 minutes est une décision « ultra-vires » (outrepassant les pouvoirs de la CAF).
