(Öri Infos) – L’espace public urbain fait face à une dégradation visuelle persistante. Panneaux publicitaires réglementaires, murs d’enceinte et poteaux de feux de signalisation sont devenus les cibles privilégiées d’une recrudescence d’affichages sauvages.
Si une grande partie de ces messages relève de petites annonces ordinaires telles que la vente de matériel informatique, la recherche d’emploi ou des propositions de cours particuliers d’anglais, une autre catégorie d’annonces soulève de vives préoccupations.


Au milieu des annonces commerciales traditionnelles, de nombreux supports affichent désormais des messages ouvertement obscènes. Promettant des « remèdes miracles » contre la prétendue « faiblesse sexuelle » ou l’éjaculation précoce, ces tracts et affiches banalisent des contenus à caractère pornographique ou médicalement non vérifié dans des zones fréquentées par tous, y compris les enfants.
Cette prolifération anarchique nuit non seulement à l’esthétique des villes du Grand Lomé, mais pose également un problème majeur de santé publique et de décence morale. Pour endiguer le fléau de l’affichage sauvage tout en répondant aux besoins légitimes de communication des citoyens et des petites entreprises, les municipalités ont initié l’installation de panneaux lumineux publics.

