(Öri Infos) – Au Nigéria, la question de la paternité demeure un sujet délicat et un nouveau rapport de Smart DNA met en lumière son ampleur. L’étude révèle qu’un nombre important de tests ADN effectués dans le pays continuent de donner des résultats négatifs.
Le rapport souligne également une forte augmentation des tests ADN liés à l’immigration, qui représentent désormais 13,1 % de tous les cas. Cette hausse est directement liée à l’émigration croissante du Nigéria, communément appelée phénomène « Japa ». « Nombre de nos clients sont des familles binationaux qui effectuent des démarches pour obtenir des documents ADN pour leurs enfants, souvent dans le cadre de projets d’émigration à long terme », indique le rapport.

La majorité des tests ADN sont demandés par des hommes

Un autre constat frappant est que 88,2 % des tests de paternité ont été demandés par des hommes, contre seulement 11,8 % par des femmes. Les hommes de 41 ans et plus représentent près de la moitié de ces demandes (45,5 %). La grande majorité des tests (83,7 %) ont été réalisés par
simple précaution plutôt que pour des raisons légales. Seuls 1,4 % des tests ont été ordonnés par un tribunal.
Les enfants de 0 à 5 ans représentaient la majorité des personnes testées, soit 58,6 %, contre 54 % l’année précédente. Selon les analystes, cela reflète une tendance croissante des parents à clarifier la situation dès le plus jeune âge afin d’éviter d’éventuels conflits ultérieurs.
Géographiquement, Lagos demeure le principal centre de tests ADN au Nigéria, représentant 69 % des cas. Cependant, le rapport met en évidence un déplacement de la demande du continent vers l’île. Lekki (20,3 %), Yaba (15,8 %), Ajah et Ikorodu (10,5 % chacun), ainsi que Surulere et Ikeja (9 % chacun) figurent parmi les principaux centres de dépistage.

« Nos chiffres reflètent le cas de personnes qui avaient déjà des raisons de s’interroger sur la paternité et, par conséquent, les résultats ne doivent pas être extrapolés à toutes les familles nigérianes », a expliqué l’entreprise.

