(Öri Infos) – Ce qui semblait être une opération d’envergure se révèle être une trahison interne orchestrée par l’un des agents censés protéger le bâtiment municipal. Le mobile ? La misère.
Au Gabon, le vigile chargé de surveiller le bâtiment municipal est soupçonné d’avoir profité des clés placés sous sa responsabilité pour s’y introduire avec un complice. Le cambriolage s’est produit aux alentours d’1 heure du matin, dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 juillet 2026.


Des bureaux administratifs cruciaux, notamment celui du maire central, de ses adjoints et des secrétaires, ont été passés au peigne fin. Les premières constatations ont révélé un spectacle de désolation : portes endommagées, meubles de bureau forcés et documents dispersés au sol.
Une enquête a immédiatement été ouverte par l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR) du Haut-Ogooué pour faire la lumière sur cette affaire.
La piste de la complicité interne confirmée : Le loup était dans la bergerie
Les soupçons se sont rapidement portés sur une aide interne, et l’enquête a donné raison à cette intuition. Selon les éléments rapportés par le quotidien L’Union, le cerveau de l’opération serait Alain Bignoumba. Cet homme n’est pas un inconnu : il est employé par la société de sécurité Myli Gardiennage et était spécifiquement affecté à la surveillance de l’Hôtel de Ville.

De par sa fonction, Alain Bignoumba connaissait parfaitement les accès, les horaires de ronde et l’organisation intérieure des locaux. L’agent chargé de protéger l’édifice municipal aurait finalement utilisé les moyens de confiance confiés pour sa mission (les clés) afin d’attaquer le bâtiment de l’intérieur.
Le mobile de cet acte de trahison ? Des difficultés financières aiguës. Alain Bignoumba aurait accumulé trois mois d’arriérés de salaire, une situation de précarité qui aurait constitué le principal mobile de ce cambriolage.

