(Öri Infos) – Dans les rues de Lomé comme dans les hameaux les plus reculés, une tendance se confirme : les partis politiques n’ont plus la cote. C’est ce que révèle la dernière enquête d’Afrobaromètre, qui pourrait presque faire penser à une opération « cœur à prendre »… version politique.
Plus de trois Togolais sur quatre (77,3 %) déclarent ne se sentir proches d’aucun parti politique. En ville, l’amour politique est encore plus rare : 82,3 % d’urbains préfèrent swiper à gauche quand on leur parle de partis. À la campagne, l’ambiance est un peu plus chaleureuse… mais pas trop : 72,5 % restent aussi distants que possible.
Les partis n’ont visiblement aucun mojo auprès des femmes : 82,7 % d’entre elles affirment ne ressentir aucune affinité politique, contre 71,3 % chez les hommes. Moralité ? Les discours politiques ne font plus battre les cœurs, surtout côté féminin.
UNIR, roi du désert affectif
Parmi les quelques fidèles, l’Union pour la République (UNIR) fait figure de champion, avec 16,6 % d’adhésion. Pas de quoi pavoiser… mais c’est toujours mieux que l’opposition. Du côté des challengers, c’est la disette :
- ANC (Jean-Pierre Fabre) : 0,9 %
- UFC (Gilchrist Olympio) et DMK : 0,6 % chacun
Autant dire qu’à ce rythme, les partis d’opposition peuvent se réunir dans un minibus… sans chauffeur. Le désamour politique est plus profond que jamais au Togo. Entre désillusion, manque de renouvellement et fatigue électorale, les citoyens semblent dire aux partis : « C’est pas moi, c’est toi. »
