(Ori Infos)- Le rappeur togolais Aamron, récemment libéré après une détention très médiatisée, a brisé le silence dans une interview accordée à France 24. Une prise de parole attendue, dans laquelle il clarifie certains points cruciaux, notamment sur les responsabilités présumées du chef de l’État dans son arrestation.
❝ Il faut être clair : ce n’est pas le président ❞
Dès les premières minutes de l’interview, Aamron a souhaité dissiper toute ambiguïté. Il affirme sans détour :
« Ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre de m’arrêter, ni de me torturer. »
Par cette déclaration, l’artiste dissocie Faure Gnassingbé des actes dont il a été victime. Une démarche visiblement motivée par la volonté de rétablir la vérité, mais aussi de réduire les tensions politiques et sociales qui ont entouré son incarcération.
Fidèle à son image d’artiste engagé, Aamron n’élude pas la gravité des faits. Il reconnaît que des dérives existent mais insiste sur l’importance d’un climat constructif :
« On ne peut pas et je ne saurai garder le silence. »
Il appelle à des revendications pacifiques, estimant que l’apaisement est possible si chacun fait preuve de responsabilité.
« Nous voulons tous travailler pour l’apaisement. Mais il faut que tout le monde se ressaisisse. »
Aamron a également réaffirmé un principe fondamental : le droit de manifester librement.
« On ne peut pas empêcher et violer les droits des gens qui veulent manifester pacifiquement. »
Cette intervention sur France 24 marque la toute première apparition médiatique d’Aamron depuis sa sortie de détention. Sa voix, attendue et scrutée, intervient dans un contexte de tensions croissantes au Togo, marqué par des manifestations, des interpellations de figures de la société civile et une forte demande de dialogue national.
