(Öri Infos) – Il y a quelques jours, le TikTokeur Achikan Goro connu pour ses sorties controversées a publié une vidéo qui continue de faire grand bruit sur les réseaux sociaux.
Dans cette séquence devenue virale, l’intéressé proférait des insultes à l’encontre de la légende vivante de la musique togolaise King Mensah, ainsi que des artistes Ali Jezz et Ghettovi. Des propos jugés virulents et irrespectueux qui ont rapidement enflammé la toile.
La vidéo, massivement partagée a suscité une vague d’indignation. De nombreux internautes togolais ont dénoncé un comportement déplacé. Plusieurs voix se sont élevées pour condamner ces attaques verbales.
Dans le même temps, des adeptes d’Achikan Goro sont montés au créneau pour appeler à la clémence de King Mensah. Le TikTokeur a ensuite publié une chanson dans laquelle il présente ses excuses à la star togolaise.
» Vous avez insulté mon idole Faure… », le message d’Achikan Goro à toute la communauté ?
Dans la foulée, des rumeurs persistantes circulent sur les réseaux sociaux évoquant l’arrestation du TikTokeur. Exaspéré par ces allégations, le Tiktokeur est monté au créneau dans un live pour clarifier les faits et mettre les points sur les « i ».
« On a donné un punch à King Mensah, et maintenant on complote pour me faire tomber. Vous pouvez essayer, mais j’assume. Ici, on a insulté Adebayor, mais qui a réagi pour le défendre ? Raoul le Blanc et d’autres ont insulté mon idole Faure, mais qui a pris la défense du président Faure face au M66 ? C’est moi, et moi seul.
J’ai vu aujourd’hui dans les lives qu’on disait que j’avais été arrêté. Mais peuvent-ils réellement arrêter le seul « thug » du Togo ?»
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux dérives sur les réseaux sociaux. Récemment, le Procureur de la République au Togo a lancé une mise en garde ferme contre les insultes, la diffamation et les discours haineux en ligne. Il a rappelé que des poursuites pénales pourraient être engagées non seulement contre les auteurs, mais aussi contre les diffuseurs et complices, y compris ceux qui encouragent ces contenus par des « likes » ou des commentaires.
Soutenue par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), cette démarche vise à assainir l’espace numérique togolais, en s’appuyant notamment sur les dispositions du Code pénal et de la loi relative à la cybersécurité.
En attendant une éventuelle confirmation officielle concernant l’arrestation évoquée, le débat reste vif sur la responsabilité des créateurs de contenus.
