(Öri Infos) – Ces derniers jours, le nom d’un virus revient avec insistance dans les discussions et sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses interrogations : le Hantavirus. Alors que la vigilance sanitaire mondiale reste un sujet sensible, l’apparition de nouvelles informations sur ce virus pourtant connu des scientifiques depuis longtemps réveille certaines inquiétudes au sein de l’opinion mondial.
Les hantavirus sont des virus zoonotiques qui infectent naturellement les rongeurs et sont parfois transmis à l’homme. Chez l’homme, l’infection peut entraîner une maladie grave, souvent mortelle, bien que les symptômes varient selon le type de virus et la région géographique. Voici ce qu’il faut savoir : ce qu’ils sont, comment ils se propagent, les symptômes et comment prévenir l’infection.

Qu’est-ce que le Hantavirus et comment ils se propagent ?
Les hantavirus appartiennent à la famille des Hantaviridae , au sein de l’ordre des Bunyavirales . Chaque hantavirus est généralement associé à une espèce de rongeur réservoir spécifique, chez laquelle le virus provoque une infection à long terme sans symptômes apparents.
Bien que de nombreuses espèces d’hantavirus aient été identifiées dans le monde entier, seule une minorité est connue pour provoquer des maladies chez l’homme.
La transmission des hantavirus à l’homme se fait par contact avec l’urine, les excréments ou la salive contaminés de rongeurs infectés. L’infection peut également survenir, bien que plus rarement, par morsure. Les activités impliquant un contact avec les rongeurs, comme le nettoyage d’espaces clos ou mal ventilés, l’agriculture, les travaux forestiers et le fait de dormir dans des habitations infestées de rongeurs, augmentent le risque d’exposition.
Les différentes symptômes de Hantavirus et comment prévenir l’infection
Chez l’homme, les symptômes apparaissent généralement entre une et huit semaines après l’exposition, selon le type de virus, et comprennent typiquement de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et des symptômes gastro-intestinaux tels que des douleurs abdominales, des nausées ou des vomissements.
- Dans le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), la maladie peut évoluer rapidement vers une toux, un essoufflement, une accumulation de liquide dans les poumons et un choc.
- Dans le syndrome hémorragique avec insuffisance rénale (SHIR), les stades ultérieurs peuvent inclure une hypotension, des troubles hémorragiques et une insuffisance rénale.
Le diagnostic précoce d’une infection à hantavirus peut s’avérer complexe, car les premiers symptômes sont similaires à ceux d’autres maladies fébriles ou respiratoires, telles que la grippe, la COVID-19, la pneumonie virale, la leptospirose, la dengue ou la septicémie.
Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique homologué ni aucun vaccin contre l’infection à hantavirus. La prise en charge est symptomatique et repose sur une surveillance clinique étroite et le traitement des complications respiratoires, cardiaques et rénales.
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