Mercredi, le président américain Donald Trump a signé une proclamation interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de 12 pays, invoquant la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. Sept autres pays, dont le Togo, sont soumis à des restrictions partielles. Cette mesure, effective dès le 9 juin 2025, s’inscrit dans la ligne dure de Trump sur l’immigration, priorité de son second mandat.

Les pays totalement concernés incluent l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Pour le Togo, aux côtés de Cuba, du Laos ou du Venezuela, les restrictions visent certaines catégories de visas, notamment B-1/B-2 (tourisme, affaires) et F, M, J (études).
Le Togo affiche un taux de surséjour de 19,03 % pour les visas B-1/B-2 et 35,05 % pour les visas étudiants. « On sait que le pays est chaud, on comprend certains… » plaisante-t-on face à ces chiffres. Les visas émis avant le 9 juin restent valides, mais les contrôles seront renforcés.
Ce décret, issu de l’Executive Order 14161, suscite l’inquiétude de l’Union africaine, qui redoute des répercussions sur les échanges éducatifs et diplomatiques.
