(Öri Infos) – Depuis quelques jours, la question de l’infidélité longtemps considérée comme un sujet tabou revient avec force au centre des discussions au Togo. Ce débat, déjà ancien a pris une ampleur nationale après un incident choquant : une femme aurait versé de l’acide sur sa présumée rivale.
Un événement qui a immédiatement relancé les conversations autour de la fidélité dans le couple, de la responsabilité de chacun et des limites à ne pas franchir. Au cœur du débat, une voix attire particulièrement l’attention : celle de l’influenceuse togolaise Erka Lalouche. Mais concrètement qui trompe le plus entre les hommes et les femmes ?
Les Togolais « champions du monde de l’infidélité »
Dans de nombreuses sociétés africaines, dont le Togo, l’infidélité masculine est parfois abordée avec une tolérance implicite. Dans plusieurs foyers, on entend encore des phrases comme : « Un homme, ça trompe. », « C’est dans leur nature. ». Mais les choses changent. Le phénomène qui frappe aujourd’hui, c’est aussi l’infidélité des femmes.
Selon Pamela Druckerman, journaliste américaine dans son livre « L’art de l’infidélité« , les Togolais occupent un rang inédit au niveau mondial en matière de tromperie : 37 % des hommes au Togo reconnaissent avoir été infidèles, un score qui dépasse largement celui de nombreux pays comme la France (3,8 %), le Royaume-Uni (7,3 %) ou même le Brésil (12 %). Le pays est ainsi talonné par le Cameroun et la Côte d’Ivoire, confirmant une réputation de « champions du monde de l’infidélité ».
Ces statistiques risquent de faire frémir plus d’une épouse togolaise. Mais qu’en est-il des femmes ? Le débat sur la fidélité est loin d’être à sens unique. De nombreuses témoignages des hommes pointent du doigt les comportements volages de certaines femmes.
Infidélité au Togo : Un débat à deux camps
Aujourd’hui, deux positions s’opposent fermement dans le débat sur l’infidélité. Pour ceux qui défendent cette position, plusieurs arguments reviennent souvent. Ils estiment que les hommes seraient « polygames par nature » et que, par extension, l’infidélité ferait partie de la dynamique des relations modernes. Selon eux, ce comportement ne poserait pas réellement problème tant que le foyer est respecté, matériellement et socialement.
Le second camp, de plus en plus vocal, soutient que la fidélité est une valeur fondamentale et non négociable. Pour ces personnes, tromper son partenaire va au-delà d’une simple faute sentimentale : c’est un acte qui détruit les familles, fragilise les enfants et met en péril la confiance au sein du couple. Elles affirment que, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, personne n’a à « chercher ailleurs » et que la responsabilité affective doit être la même pour tous.
Le débat continue… et ne fait que commencer mais une chose est sûre la bataille pour la fidélité est désormais collective.
