La République du Ghana a célébré ce mardi 1er juillet 2025 la première édition de la Journée nationale de prière et d’action de grâce, nouvellement instituée par le président John Dramani Mahama. En remplacement de l’ancienne fête de la République, cette journée vise à offrir un espace solennel de recueillement et de reconnaissance pour les progrès réalisés par le pays, dans un esprit d’unité nationale et de dialogue interreligieux.
À cette occasion, le président Mahama a accueilli à Accra une figure majeure de l’Église catholique : le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, premier cardinal ghanéen et personnalité respectée sur la scène internationale. La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Palais d’État, en présence de responsables religieux, politiques et institutionnels.
Dans son allocution, le cardinal Turkson a salué l’initiative présidentielle, affirmant qu’il est du devoir à la fois du gouvernement et des institutions religieuses de travailler ensemble au renforcement de la paix, de la démocratie et du développement du pays. Il a invité les Ghanéens à faire de cette journée un moment de « réinitialisation morale et spirituelle », en lien avec le thème retenu cette année : « Réinitialiser, réfléchir et renouveler pour la prospérité nationale ».
Le président Mahama, pour sa part, a souligné la nécessité de cultiver une culture de gratitude envers Dieu pour les acquis du pays, notamment la stabilité politique et les progrès sociaux. Il a également insisté sur l’importance de renforcer la cohésion sociale dans un contexte marqué par les défis économiques et les tensions régionales.
La journée a été marquée par une messe œcuménique dans la matinée, suivie de prières musulmanes l’après-midi, dans un esprit d’ouverture et de respect des confessions religieuses. À travers les différentes régions du pays, des cérémonies similaires ont été organisées, réunissant fidèles et citoyens autour d’un même élan de reconnaissance et de prière.
En instituant cette nouvelle date symbolique, le Ghana réaffirme sa volonté de placer la spiritualité au cœur de son projet collectif, tout en consolidant le lien entre les institutions religieuses et la gouvernance républicaine.
