(Öri Infos) – À Accra, la star ghanéenne de la musique dancehall Shatta Wale a été placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur sa Lamborghini Urus jaune, avant d’être libérée sous caution.

Le véhicule de luxe, acquis en 2019 pour environ 150 000 dollars, avait été saisi au début du mois à la demande des autorités américaines. Selon le FBI et le département de la Justice, la voiture serait liée aux fonds détournés dans une vaste affaire de fraude estimée à 4 millions de dollars, orchestrée par un certain Nana Kwabena Amuah, un Ghanéen condamné en 2023 à sept ans de prison aux États-Unis.
Les enquêteurs de l’Office ghanéen de lutte contre la criminalité économique (EOCO) ont indiqué que Shatta Wale s’était présenté de lui-même pour répondre aux questions des autorités. Le musicien a nié tout lien avec Amuah, affirmant n’avoir jamais eu connaissance de l’origine du véhicule et se présentant comme « simple propriétaire tiers ».
Après audition, l’artiste, de son vrai nom Charles Nii Armah, a été libéré contre une caution fixée initialement à 910 000 dollars, puis réduite à 454 000 dollars. Pendant son passage au siège de l’EOCO, un groupe de fans s’est rassemblé devant les locaux pour lui témoigner son soutien.
Les avocats du chanteur insistent sur le fait que la détention était liée à « des obligations fiscales » et non aux accusations américaines. De son côté, l’EOCO a confirmé que le véhicule devrait être renvoyé aux États-Unis pour contribuer à l’indemnisation des victimes du réseau frauduleux.
Cette affaire intervient alors que le Ghana coopère étroitement avec Washington pour démanteler des réseaux transnationaux de cybercriminalité. Début août, trois autres ressortissants ghanéens ont d’ailleurs été extradés et arrêtés par la justice américaine pour leur rôle présumé dans une escroquerie de plus de 100 millions de dollars, mêlant arnaques sentimentales et attaques informatiques.
