(Öri Infos) – Sur TikTok, les danses et les tendances virales font bon ménage avec les storytimes. Ces formats de contenus à travers lesquels les créateurs partagent des histoires anonymes, fictives ou leurs propres aventures. Voici cinq créatrices de contenu TikTok qui excellent dans l’art de raconter des histoires.
Storytimes y Mas
Parce qu’on te sait parfaitement bilingue, on démarre avec cette américaine d’origine sénégalaise.
Elle jongle entre l’anglais, le wolof et le français avec une aisance désarmante. Ses storytimes plongent dans l’univers des femmes noires vivant aux États-Unis. Ces dernières sont souvent confrontées à des histoires sentimentales pleines de rebondissements. Qu’il s’agisse d’un homme africain mystérieux ou d’une belle-mère aigrie, elle transforme chaque mésaventure en conte moderne, avec un ton vif et un humour piquant.

Carmelia : les faits divers criminels africains
Elle te raconte ces cas de meurtres passionnels comme si elle y était. Terre à terre et très imagée dans ses storytimes, elle rend accessibles des faits d’actualités autant que passés. Carmelia, c’est la chroniqueuse des faits divers à visage humain : elle raconte sans juger, mais toujours avec intensité.

Aidasville : l’humour noir à la nigériane
« Some of you b** are dummmmb ! »
Avec une accroche pareille au début de ses storytimes, il faut avouer qu’Aida donne d’emblée le ton. Elle rapporte des faits divers dramatiques avec un style inimitable : voix modulée, mimiques hilarantes, gestes exagérés. Derrière ses vidéos au ton humoristique se cachent des histoires poignantes de femmes. Déceptions amoureuses, meurtres et accidents tragiques : tout y passe.
Son mélange d’anglais et d’igbo, sa gestuelle expressive et son ton narratif très théâtral en font une griotte d’exception.

Lilou : l’art oratoire au service des bobos du cœur
Les Chroniques de Lilou, est clairement le miroir des relations amoureuses africaines d’aujourd’hui. Camerounaise vivant en Belgique, Lilou donne la parole à des storytimes anonymes venus du Cameroun et d’ailleurs. Ses vidéos racontent des histoires d’amour, de trahison, d’amitié ou de reconstruction. Portée par une narration lyrique ponctuée de pas de danses traditionnelles camers, Lilou reste bienveillante mais franche. Elle raconte à la première personne et n’hésite pas à donner son avis et ses conseils propres.

Sika Rebienot : la conteuse décomplexée
Elle est devenue la confidente des anonymes. Sans artifices, elle lit les storytimes d’hommes et de femmes gabonais sur l’amitié, la famille ou les relations amoureuses. Elle aborde les histoires comme une bonne copine qui partage les derniers « affairages ». Elle semble découvrir les storytimes face à la caméra, en même temps que son public. Cette approche donne aux internautes une impression de proximité renforcée. Sika, c’est la preuve que le storytelling n’a pas besoin d’excès pour toucher : il suffit d’une voix, d’une histoire et d’une oreille attentive.

Ces cinq créatrices à travers leurs storytimes, tissent un lien entre l’intime et le collectif, entre le rire et la douleur, entre l’Afrique et sa diaspora. Leur succès prouve une chose : peu importe la langue ou le pays, une bonne histoire trouve toujours son public.
