(Öri Infos) – Dans un climat politique et social où les interdictions deviennent tristement familières, une nouvelle affaire indigne une partie de l’opinion togolaise. La messe de requiem prévue en mémoire de Jacques Koutoglo, décédé le 27 juin 2025 lors des manifestations a été formellement interdite par le Préfet du Golfe.

Ce 5 août 2025 devait marquer les 40 jours de sa disparition. Mais à la surprise générale, l’événement n’a pas pu se tenir. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les organisateurs de la messe expliquent avoir reçu la lettre d’interdiction tard dans la soirée du 4 août, à 18h, soit moins de 24 heures avant la cérémonie prévue pour midi le lendemain.
Cette annonce tardive a été perçue par beaucoup comme un acte délibéré visant à étouffer toute mobilisation autour du décès du jeune Jacques Koutoglo, dont les circonstances continuent de faire débat. Sur les réseaux sociaux, la polémique enfle. Nombreux sont ceux qui y voient une tentative d’effacer la mémoire collective autour des victimes des répressions
Alors que les autorités invoquent souvent des raisons de sécurité ou d’ordre public pour justifier ce genre d’interdiction, les Togolais, eux, s’interrogent : jusqu’où ira la censure des émotions et des hommages ?
