(Öri Infos) – Et si les sachets plastiques qui traînent dans nos rues devenaient de l’essence pour nos motos, du diesel pour les camions ou même du kérosène pour les avions ? Ce rêve fou a désormais un nom : Plastoline.
Derrière cette invention prometteuse, un jeune ingénieur américain de 24 ans, Julian Brown, fondateur de la startup Naturejab et déjà considéré comme un prodige dans le monde des technologies vertes. Sa spécialité ? La pyrolyse par micro-ondes, une technique innovante qui consiste à chauffer les déchets plastiques dans un environnement sans oxygène pour les décomposer en carburants liquides.
Il avait d’ailleurs lancé une campagne GoFundMe pour soutenir le développement de la Plastoline. Il cumule 1,7 million d’abonnés sur Instagram grâce à ses vidéos DIY sur les technologies climatiques.

Qui est Julian Brown : Le prodige autodidacte qui a défié le système
Contrairement à la plupart des innovateurs en technologies climatiques, Brown n’a pas bénéficié du soutien de la Silicon Valley. Il a débuté ses études secondaires avec pour seul bagage des certifications en soudage et une obsession pour la lutte contre la pollution plastique. Sa percée a attiré l’attention des militants écologistes et de la Fondation 776 , qui lui a décerné une bourse pour le climat.

Lors d’entretiens, Brown a clairement indiqué qu’il rejetait la voie traditionnelle du capital-risque, craignant que sa technologie ne soit utilisée à mauvais escient.
« Cette technologie a des implications majeures pour toute l’humanité, mais seulement entre de bonnes mains », a-t-il déclaré à Bold Journey plus tôt cette année.
Le plastoline : Du plastique au plein de carburant
Le fonctionnement de la Plastoline est à la fois simple et génial : on y introduit des déchets plastiques classiques (bouteilles, sachets, emballages), et grâce à un système de micro-ondes calibré, ces plastiques sont convertis en trois types de carburants : essence, diesel et kérosène. De quoi faire rouler, voler ou transporter… tout en nettoyant la planète.
Selon ses premières démonstrations, l’appareil peut produire jusqu’à 75 % de carburant à partir de la masse totale de déchets introduits. Et bonne nouvelle : aucun besoin de plastique “propre” même les emballages sales ou mélangés font l’affaire.
Bien sûr, comme toute innovation révolutionnaire, elle devra passer les tests réglementaires, industriels et écologiques. Mais une chose est sûre : l’idée que notre prochain plein puisse venir de notre propre poubelle n’a jamais été aussi proche.
