Malgré des défis financiers croissants, le gouvernement ghanéen a réaffirmé sa décision de ne pas privatiser l’Electricity Company of Ghana (ECG) et la Northern Electricity Distribution Company (NEDCo). Le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abu Jinapor, a déclaré lors d’une conférence de presse que, bien que la dette du secteur énergétique soit conséquente, aucune décision n’a été prise concernant la vente de ces entreprises publiques.
Une dette de 3 milliards de dollars américains
Selon les informations disponibles, la dette du secteur énergétique dépasse les 80 milliards de cedis ghanéens. Cette situation est exacerbée par des infrastructures vieillissantes et une capacité de production qui nécessite des investissements pour répondre à la demande croissante. De plus, le pays doit importer des carburants liquides, ce qui nécessite environ 700 millions de dollars cette année en raison de l’insuffisance de la production de gaz domestique.
Une expérience ratée
En 2019, le gouvernement ghanéen a tenté de confier la gestion de l’ECG à Power Distribution Services Ghana Limited (PDS) dans le cadre d’une concession de 25 ans. Cependant, des allégations de fraude ont conduit à la suspension puis à l’annulation de l’accord la même année.
Cette expérience a renforcé les préoccupations concernant la privatisation des services publics essentiels.
Opposition des syndicats à la privatisation
Les syndicats, notamment le Public Utilities Workers Union (PUWU), s’opposent fermement à la privatisation des entreprises publiques du secteur de l’énergie. Ils estiment que les problèmes actuels sont dus à l’ingérence politique et à une mauvaise gouvernance, et que la privatisation pourrait entraîner des pertes d’emplois, une augmentation des tarifs et compromettre la sécurité énergétique nationale.
Initiatives gouvernementales pour améliorer le secteur
Face à ces défis, le gouvernement explore des solutions pour améliorer l’efficacité du secteur énergétique sans recourir à la privatisation. Cela inclut l’amélioration des mécanismes de recouvrement des revenus, la mise en œuvre de meilleures structures de gouvernance et l’investissement public dans la modernisation des infrastructures. L’objectif est de maintenir le contrôle public tout en répondant aux besoins énergétiques du pays.
La décision du gouvernement ghanéen de ne pas privatiser l’ECG et la NEDCo, malgré les contraintes financières, reflète une volonté de préserver le contrôle public sur des secteurs stratégiques.
