(Öri Infos) – C’est la nouvelle controverse qui agite la toile en ce moment. Un web-comédien enchaîne les millions de vues avec un concept bien précis : vêtu d’une chemise au motif désormais célèbre baptisé « le pagne du repos » , il invite de jeunes femmes au restaurant avant de leur lancer sans détours que la soirée doit se prolonger à l’hôtel (« après le repas, on va se reposer »).
Ce qui ressemblait à une simple caricature est vite devenu un véritable phénomène de société, ravivant une guerre de tranchées entre deux visions du couple et du rendez-vous galant.
Où s’arrête la séduction, où commence l’intérêt ? : Deux visions, deux camps
La tendance a immédiatement provoqué la colère des mouvements féministes et des associations de défense des droits des femmes. Leurs slogans tournent en boucle : « Un repas ne crée aucune obligation sexuelle », « Un cadeau n’achète pas un corps » et « Une invitation ne donne aucun droit ». Pour elles, réduire une rencontre à un échange « nourriture contre intimité » perpétue une vision marchande et toxique des relations.
Mais la réplique ne s’est pas faite attendre du côté des mouvements masculinistes. Beaucoup d’hommes dénoncent une indignation à deux vitesses, rappelant que des trends comme « Le pointeur doit payer cash », « Tu mises pas, tu manges pas » ou « Un homme sans argent ne mérite pas de femme » ne choquaient personne. Pour ce camp, si le matériel est mis au centre du jeu dès le départ par les femmes, l’attente d’un retour devient un calcul assumé.
Au-delà de la rigolade et du buzz, cette histoire du « pagne du repos » met le doigt sur un malaise bien réel : la marchandisation des rapports affectifs.



