(Öri Infos) – Si certains doutaient encore des capacités infinies de reproduction de l’intelligence artificielle, voici un exemple qui laisse perplexe.

« L’île de la Skibidi Tentafruit », « Fruit Love Island »,« Pascal le Grand fruit »,« SéduFruit haute tension »… Ces noms improbables ne vous disent certainement pas grand-chose, mais il s’agit pourtant d’émissions à succès, en passe de devenir de réels phénomènes de société.
Générées par l’intelligence artificielle, ces fausses téléréalités, inspirées de célèbres programmes, connaissent en effet un succès fulgurant sur les réseaux sociaux, compilant des dizaines de millions de vues.
L’histoire de L’île de la Skibidi Tentafruit
Inspirée de « L’île de la Tentation », « L’île de la Skibidi Tentafruit » met en scène des fruits humanisés dans des scénarios de séduction, avec un langage très cru typique de la Gen Z.
Publiés sur le compte TikTok OnlyMoviesfr, les épisodes de cette téléréalité 2.0 ont d’ores et déjà été visionnés plus de 14,3 millions de fois. Surfant sur cette vague, la marque Oasis s’est même emparée du phénomène en sortant une canette « Skibidi Tentafruit », en édition limitée.
Mettant en scène des personnages tels que « Fraisita », « Pomito », ou encore « Bananella » – des fruits anthropomorphiques (à l’apparence humaine) , « L’île de la Skibidi Tentafruit », ressemble à s’y méprendre à un autre programme que les amateurs de téléréalité connaissent bien. Et pour cause puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, d’une parodie de la fameuse émission « L’île de la Tentation ». Comme dans cette dernière, on suit les péripéties de quatre couples qui testent leur fidélité sur deux îles paradisiaques avec, d’un côté les hommes, devant résister au charme des « tentatrices » et, de l’autre, les femmes, qui doivent faire de même avec un groupe de « tentateurs ».

Le secret inavouable du succès de l’Île de la Skibidi Tentafruit auprès des jeunes
Traduits depuis la version anglophone baptisée « Fruit Love Island », les épisodes sont des formats courts (entre 1 minute 30 et 6 minutes) et se distinguent par un langage familier et grossier, voire très imagé, qui reprend des codes chers à la Gen Z.
Vous l’aurez compris, le langage utilisé demeure très ciblé et cela semble plaire aux internautes. Du moins une partie, car certains de ces derniers tirent à boulets rouges sur ce type de contenus générés par l’IA. Ainsi, de nombreuses vidéos ont déjà été supprimées de TikTok en raison de signalements massifs, à cause des termes crus utilisés.
Enfin « la question des droits d’auteur est également au centre des interrogations ».
Les vidéos cumulent des dizaines de millions de vues, mais le phénomène divise : contenus jugés absurdes, signalements massifs et questions sur les droits d’auteur agitent la toile
