(Öri Infos) – C’est un sujet brûlant aux États-Unis. Longtemps taboue, mal diagnostiquée et difficilement prise en charge, la dépression post-partum s’est invitée dans le débat avec la mort précoce d’Hayden Panettiere, qui fut l’une des premières à parler publiquement de ce mal qui la rongeait.
Un décès survenu au milieu du procès de Lindsay Clancy, une ancienne infirmière de 35 ans accusée d’avoir tué ses trois enfants, Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, et Callan, 8 mois, le 24 janvier 2023, avant de tenter de mettre fin à ses jours. Un geste que ses avocats expliquent par le fait qu’elle souffrait de dépression post-partum. Un parcours qui pousse aujourd’hui de nombreux Américains à apporter leur soutien à Lindsay Clancy, malgré l’atrocité de son geste.
Lindsay Clancy : Une dépression post-partum
Lindsay Clancy, elle, a éprouvé les premiers symptômes de la dépression post-partum quelques semaines après la naissance de son troisième enfant, Callan, au printemps 2022. Selon ses avocats, l’ancienne infirmière en a rapidement parler à des professionnels de santé et essayé divers médicaments qu’ils lui avaient été prescrits. Elle a aussi appelé une ligne d’assistance téléphonique pour la prévention du suicide, s’est rendue aux urgences à plusieurs reprises et s’est même fait interner dans un hôpital psychiatrique. Sans résultat.
Ce tragique 23 janvier 2024, Lindsay Clancy a passé sa journée à jouer avec ses enfants, réalisant un bonhomme de neige dans leur jardin. Mais tout a basculé le temps que son mari, Patrick Clancy, aille chercher le repas à emporter qui avait été commandé pour toute la famille. À son retour, il a vu sa femme se jeter par la fenêtre et découvert ses trois enfants morts dans le sous-sol de leur maison, étranglés avec des élastiques de fitness. Une tentative de suicide qui la prive aujourd’hui de l’usage de ses deux jambes. Un geste que l’ancienne infirmière explique par une « crise de psychose ». Assurant : « Ce n’était pas moi, je n’ai jamais été comme ça auparavant. »
L’aumônière à l’hôpital Brigham and Women’s de Boston qui accompagne Lindsay Clancy depuis le réveil de sa tentative de suicide, Sheila Cavanaugh, a expliqué au tribunal que l’ancienne infirmière lui avait confié avoir entendu « une voix masculine » qui lui intimait l’ordre de tuer ses enfants sans quoi ils ne seraient « jamais en sécurité ».



