Face à la prolifération de médicaments vétérinaires falsifiés sur le territoire, le gouvernement togolais intensifie sa riposte. Le ministre d’État, Yark Damehame, en charge des ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, a annoncé le lancement de contrôles inopinés sur les marchés et points de vente à travers tout le pays.
Cette décision vise à lutter contre un phénomène préoccupant : la présence de médicaments vétérinaires contrefaits et la vente de ces produits par des personnes non autorisées. Ces substances illégales constituent un double danger : elles menacent la santé animale, mais également la santé publique, par le biais de la chaîne alimentaire.
Le ministre a rappelé que la vente, la distribution et l’utilisation de ces produits sont strictement réservées aux professionnels agréés. Il appelle donc les éleveurs et les autres acteurs du secteur à s’approvisionner exclusivement auprès des fournisseurs reconnus par l’État.
Les autorités prévoient également des campagnes d’assainissement récurrentes. Ces actions permettront de retirer du marché les produits illégaux et de renforcer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’élevage. Des opérations similaires ont déjà été menées par le passé, avec la destruction de grandes quantités de médicaments frauduleux.
Le Togo, dont l’économie agricole et pastorale dépend en partie de la santé de son cheptel, mise ainsi sur un encadrement plus rigoureux pour protéger ses éleveurs et les consommateurs. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de professionnalisation du secteur vétérinaire, afin de garantir un élevage durable et sain.
