(Öri Infos) – Tristement célèbre depuis longtemps, la fraude amoureuse continue de sévir. Selon une enquête de Radio-Canada, un Ivoirien de 26 ans, Mamadou Berthe, installé à Montréal, aurait réussi à soutirer plus d’un demi-million de dollars à deux retraitées québécoises.
Les enquêteurs décrivent un système sophistiqué, dont les racines remonteraient aux cybercafés d’Abidjan. Ces réseaux criminels, souvent bien structurés, parviennent à s’implanter légalement au Québec grâce à des permis d’études, avant de se lancer dans des activités frauduleuses.
Un mode opératoire rodé
Radio-Canada affirme avoir consulté des centaines de documents confidentiels rapports d’enquête, organigrammes, photos, vidéos et analyses financières révélant comment ces organisations ont transféré d’importantes sommes vers l’Afrique.
La grande majorité des individus impliqués, âgés de 20 à 30 ans, entreraient au Québec en se faisant passer pour étudiants, profitant d’une faille dans le système d’immigration. Ils obtiennent ainsi des permis pour des universités en région, comme l’UQTR (Trois-Rivières), l’UQAC (Chicoutimi) ou l’UQO (Outaouais).
« D’après moi, le mot se passe et on va en voir de plus en plus », s’inquiète la sergente-détective Nancy Simoneau, à l’origine de l’arrestation de Mamadou Berthe.
