(Öri Infos) –À Abidjan, la tension politique est montée d’un cran le samedi 9 août, lorsque plusieurs milliers de militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont envahi les rues de Yopougon. Leur mot d’ordre : dire non à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara et exiger la réintégration sur les listes électorales de figures majeures de l’opposition.
Parmi les leaders écartés de la présidentielle du 25 octobre figurent Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Le premier est frappé d’inéligibilité en raison d’une condamnation pénale, le second pour une question de nationalité. Les manifestants ont aussi réclamé la candidature de ces deux personnalités, brandissant drapeaux et pancartes hostiles au pouvoir en place.
Des figures politiques comme Guillaume Soro et Charles Blé Goudé sont également exclues du scrutin pour des raisons judiciaires. Les dirigeants de l’opposition dénoncent une manœuvre anticonstitutionnelle et un climat de harcèlement politique, évoquant l’arrestation de plusieurs de leurs membres ces dernières semaines.
À moins de trois mois du vote, le bras de fer entre gouvernement et opposition s’intensifie, laissant présager une campagne électorale sous haute tension.
