(Öri Infos) – Les récentes données de l’enquête Afrobaromètre offrent un éclairage précieux et nuancé sur la perception des citoyens togolais concernant les grossesses en milieu scolaire, la prévention et l’émancipation des femmes.
Bien que le ministère de l’Éducation nationale ait enregistré 2 284 cas de grossesses en milieu scolaire pour l’année 2024-2025 (répartis entre 1 319 cas au collège et 948 cas au lycée), le sondage révèle une profonde mutation des mentalités en faveur de la protection et des droits des jeunes filles.


L’enquête d’Afrobaromètre révèle que 91 % des Togolais estiment qu’une grossesse précoce ne devrait pas contraindre une jeune fille à abandonner sa scolarité. L’étude confirme un soutien massif à la prévention : 84 % des sondés sont favorables à l’intégration de l’éducation à la sexualité dans les programmes scolaires.
L’enquête pointe également une adhésion croissante à l’autonomie des femmes. 86 % des personnes interrogées estiment qu’une femme doit être libre de choisir le moment de son mariage, tandis que plus de 65 % pensent qu’elle doit pouvoir décider quand avoir des enfants.
Ces résultats tombent alors que les autorités poursuivent leurs efforts contre les grossesses précoces et les mariages d’enfants, à travers l’information, les mécanismes de protection et l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

