(Öri Infos) – Dans le cadre de la 13ᵉ édition du Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé (SIALO 2026), organisée du 20 au 25 octobre 2026 au CETEF Togo 2000 comme cadre privilégié de réflexion, de partage d’expériences et de promotion des innovations pour une agriculture durable, la FAO et les acteurs du monde rural ont tenu un panel clé afin de définir les stratégies d’adaptation des petits producteurs face aux dérèglements climatiques.
Variations imprévisibles des précipitations, sécheresses récurrentes, inondations et dégradation accélérée des terres : en Afrique subsaharienne, et particulièrement au Togo, les aléas climatiques menacent directement la sécurité alimentaire et les revenus des populations rurales.
Pour apporter des réponses concrètes à ce défi majeur, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) a abrité ce mercredi 21 octobre 2026 un panel de haut niveau, animé par Mme DAO et M. Kotchadjo, experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Placée sous la facilitation d’un modérateur, cette session s’est articulée autour du thème : « Systèmes alimentaires et changement climatique : comment s’adaptent les petits producteurs ? »
Comprendre les enjeux pour mieux agir : les objectifs du panel
Face à la vulnérabilité technique et financière des petits producteurs, l’objectif général de cette rencontre était de favoriser le partage de connaissances pour renforcer la résilience des chaînes de valeur agroalimentaires.
De façon spécifique, les échanges visaient à :
- Décortiquer les impacts du dérèglement climatique sur les activités agricoles et la sécurité nutritionnelle ;
- Valoriser les pratiques et innovations permettant une meilleure adaptation sur le terrain ;
- Mettre en lumière les mécanismes d’accompagnement technique, institutionnel et financier ;
- Tracer des pistes de collaboration renforcée entre l’État, les partenaires techniques et financiers (PTF), la recherche et les organisations de producteurs.
Cinq axes majeurs au cœur des débats
Sous la conduite de Mme DAO et M. Kotchadjo, experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la discussion s’est structurée autour de cinq piliers fondamentaux :
- Sécurité alimentaire et nutritionnelle : Analyse des liens entre climat, disponibilité, accessibilité, diversité et qualité sanitaire des aliments.
- Vulnérabilité des petits producteurs : Évaluation des pertes de rendement, de la baisse des revenus et de l’instabilité des approvisionnements.
- Stratégies d’adaptation : Déploiement de l’agriculture climato-intelligente, de l’agroécologie, de la gestion durable des sols et de l’eau, des variétés résistantes et des prévisions météorologiques.
- Dispositifs d’accompagnement : Accès prioritaire au conseil agricole, aux technologies, aux intrants de qualité, au financement adapté et à l’assurance agricole.
- Perspectives et passage à l’échelle : Conditions de diffusion massive des bonnes pratiques pour transformer durablement l’agriculture togolaise.
Une démarche inclusive et participative
Autour de la table, la rencontre a réuni une pluralité d’acteurs : cadres du ministère de l’Agriculture, services techniques, chercheurs, projets de développement, acteurs du secteur privé et représentants des organisations paysannes. Chaque partie prenante a pu partager ses réalités du terrain et contribuer aux propositions.



