(Öri Infos) – Après la proclamation officielle des résultats par la Cour suprême, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, Hodabalo Awaté, a fixé les premières réunions des élus locaux entre le 10 et le 12 septembre prochains.
Dans une note en date du 28 août, le ministre précise que ces rencontres, organisées conformément à l’article 123 de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales, seront entièrement consacrées à l’élection des maires et de leurs adjoints. Un moment clé, qui doit donner un nouveau visage à la gouvernance locale dans les 117 communes du pays.
Hodabalo Awaté a enjoint les préfets à convoquer sans délai les conseillers municipaux proclamés élus le 6 août 2025 par la Cour suprême. Leur présence est indispensable pour assurer la tenue de ces scrutins internes, véritables tremplins vers l’installation définitive des exécutifs municipaux.
Election des nouveaux maires sous surveillance
La réforme de la décentralisation, lancée en 2019 avec l’organisation des premières élections municipales depuis plus de trois décennies, continue ainsi de se déployer. Mais les défis restent nombreux et ont pour noms : manque de ressources financières, tensions politiques locales, et difficulté à concilier autonomie communale et encadrement par l’État central.
Pour le gouvernement togolais, l’enjeu est double. D’une part, il s’agira de renforcer la légitimité des institutions locales. D’autre part, il faudra bien prouver que la décentralisation ne se limite pas à un exercice symbolique, mais qu’elle constitue bien un levier de développement territorial.
Entre le 10 et le 12 septembre, les regards seront donc tournés vers les 117 communes du pays, où se joueront les équilibres politiques de proximité et la configuration de la nouvelle carte municipale togolaise. Mais il n’y aura pas de surprise. La quasi totalité des nouveaux maires seront du parti au pouvoir.
