(Öri Infos) – La capitale togolaise n’a pas attendu longtemps pour replonger dans ses vieux démons. Ce dimanche, les premières grandes pluies de la saison se sont abattues sur Lomé.
Routes submergées, habitations envahies par les eaux, biens matériels endommagés… Il n’aura suffi que de quelques heures de précipitations intenses pour exposer, une fois de plus, la vulnérabilité criante de nombreuses zones urbaines face aux aléas climatiques.

Ces pluies marquent pourtant le début de la petite saison pluvieuse. Un phénomène bien connu, prévisible, et chaque année annoncé. Mais une question persiste : pourquoi, malgré les alertes répétées, les mêmes scènes de désolation se reproduisent-elles ?
En amont, des dispositions avaient été prises. Agence nationale de la protection civile, la Croix-Rouge togolaise ainsi que plusieurs acteurs de l’assainissement avaient multiplié les actions préventives : campagnes de sensibilisation, diffusion de prévisions météorologiques, initiatives pour renforcer la résilience des communautés.
Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Les inondations survenues dès cette première pluie montrent les limites des dispositifs actuels. Dans les quartiers les plus exposés, l’urgence reste la même : évacuer rapidement les eaux, limiter les dégâts, et venir en aide aux populations sinistrées.

