(Öri Infos) – Alors que les résultats de la dernière session du Baccalauréat Deuxième Partie (BAC II) viennent de tomber. Les esprits se tournent inévitablement vers les grands vertiges du passé.
Si la peur d’échouer est humaine, l’histoire de notre éducation nationale est jalonnée de sessions mémorables qui continuent de marquer les générations successives. Parmi elles, une année reste gravée comme un traumatisme collectif absolu.

Le naufrage historique de 1993

Pour comprendre l’ampleur de la détresse que peut provoquer cet examen national, il faut remonter à la session de 1993, une date qui donne encore des frissons à ceux qui l’ont vécue. Ce jour-là, le verdict est tombé comme une sentence d’une violence inouïe : à peine 14,77 % de réussite au niveau national. Le minimum historique absolu du pays.
Heureusement, le système éducatif a su rebondir, et l’histoire s’écrit aussi en lettres d’or. Pour mesurer le chemin parcouru et les fluctuations de cet examen, il suffit de jeter un œil à l’opposé exact de ce cauchemar des années 90 : la session de 2023.
Cette année-là est entrée dans les annales comme la cuvée d’or absolue de l’enseignement secondaire au Togo, atteignant un taux record de 79,43 % de réussite.

Le BAC II reste le miroir et le baromètre des époques qu’il traverse. Alors que les nouveaux bacheliers célèbrent leur réussite et que d’autres digèrent la déception, ces deux extrêmes rappellent que chaque session écrit sa propre histoire, loin du spectre de l’année noire mais toujours sous le signe de l’exigence.

