(Öri Infos) – Une jeune femme nigériane s’est affichée le visage tuméfié dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, défendant fermement son conjoint après avoir été battue par ce dernier. En déclarant publiquement avoir mérité ces coups à la suite d’une erreur, elle suscite une vague d’indignation et relance le débat sur l’emprise psychologique et la banalisation des violences conjugales.
Dans cette séquence largement relayée, la victime assume pleinement la responsabilité de l’agression et tente d’en minimiser la gravité. Pour reprendre ses propres mots : « Il n’y a rien de mal à ce que mon mari me corrige. Je l’ai offensé et il m’a corrigée, et j’en ai tiré des leçons. » Des déclarations choc qui illustrent la manière dont certaines victimes intègrent le discours de leur agresseur pour justifier l’injustifiable.
Pour les spécialistes du soutien aux victimes, ce comportement reflète un mécanisme d’auto-culpabilisation classique provoqué par la peur ou le traumatisme. En assimilant des coups et blessures à une simple leçon éducative, la victime cherche à donner un sens à l’agression, espérant ainsi éviter de futures violences en modifiant son propre comportement.
D’un point de vue légal et médical, aucun désaccord ne peut justifier une atteinte à l’intégrité physique. Les violences conjugales constituent une infraction pénale grave et la légitimation de ces actes expose la victime à une escalade brutale. Ce cas tragique rappelle l’urgence d’une prise en charge spécialisée pour aider les femmes sous emprise à briser le silence.



