(Öri Infos) – C’est une image d’horreur qui restera gravée dans l’esprit des clients de l’agence bancaire de Patana, dans l’État de l’Odisha. Lundi dernier, un homme de 50 ans a franchi les portes de l’établissement avec les restes exhumés de sa sœur pour prouver son décès.
À 13 heures, le temps s’est arrêté dans cette agence rurale du district de Keonjhar. Jitu Munda ne brandissait pas un dossier de documents, mais les restes squelettiques de sa sœur aînée, décédée quatre mois plus tôt. Ce geste désespéré n’était ni une provocation, ni un acte de folie, mais la réponse littérale d’un homme à bout de forces face à un mur administratif.

215 euros et une incompréhension totale
Au cœur du litige : une somme de 19 300 roupies (environ 215 €), bloquée sur le compte de la défunte. Pour Jitu Munda, cet argent représentait une fortune nécessaire à sa survie. Cependant, à chaque visite, les employés de la banque lui opposaient une fin de recevoir, exigeant des preuves formelles de la disparition de la titulaire du compte.
Analphabète et démuni face au jargon bureaucratique, Jitu n’a pas saisi que la banque réclamait un certificat de décès officiel. Dans sa logique, face au refus de croire sa parole, seule la présence physique du corps pouvait constituer une preuve irréfutable.
« Il a pris les demandes de sa banque au pied de la lettre : si le papier ne suffisait pas, il fallait montrer la réalité. Il est innocent. Il n’a simplement pas compris le processus d’obtention d’un certificat de décès », a déclaré Kiran Prasad Sahu, inspecteur en charge du commissariat de Patana.

