(Öri Infos) – Le corps d’Alain Christophe Traoré, plus connu sous le nom d’Alino Faso, est arrivé au Burkina Faso après avoir été transféré depuis la Côte d’Ivoire. Sa mort, survenue fin juillet dans une cellule de l’école de gendarmerie d’Abidjan, continue de susciter une vive émotion et des appels pressants à la justice.
Figure influente sur les réseaux sociaux et fervent soutien des autorités burkinabè, Traoré aurait, selon les conclusions officielles ivoiriennes, mis fin à ses jours en se pendant avec des draps. Une version aussitôt rejetée par ses proches et par Ouagadougou, qui qualifient le décès d’« assassinat odieux ». Le gouvernement burkinabè dénonce également l’absence de notification préalable à la famille, à l’avocat et à l’ambassade avant l’annonce de la tragédie, et réclame une enquête transparente et conjointe.
À Ouagadougou, plusieurs centaines de personnes vêtues de blanc ont défilé du Mémorial Thomas Sankara jusqu’à l’ambassade de Côte d’Ivoire. Banderoles et slogans exigeaient la vérité, faisant de cette affaire le symbole d’un sentiment plus large d’injustice.
Les autorités burkinabè assurent que cette mort « ne restera pas impunie ». De leur côté, des organisations de défense des droits humains s’inquiètent des retombées diplomatiques potentielles entre les deux pays et soulignent que le cas Alino Faso met en lumière la gestion controversée des opposants et détenus en Afrique de l’Ouest.
