(Öri Infos) –Aujourd’hui, vivre sans drogue peut sembler être une course contre la montre.
Gbekui est omniprésent. Des rythmes entraînants aux visuels soignés des clips vidéo et aux interminables pages des réseaux sociaux, le message est souvent clair et net : planer, c’est l’énergie ultime.
On le présente comme la clé de la créativité, l’emblème d’un « grand garçon » ou d’un « bébé », et le moyen le plus rapide d’échapper aux pressions quotidiennes, de la « sapa » au stress de la construction d’un avenir.
Mais voici la vérité qui se perd souvent dans le brouillard : choisir de rester lucide n’est pas synonyme d’ennui, de démoderie ou de « saint ». C’est un puissant acte d’auto-préservation, d’ambition et de maîtrise de soi. Il s’agit de décider que votre esprit, votre santé et votre avenir ont trop de valeur pour être gaspillés au nom d’un sentiment passager.
La réalité Togolaise c’est de comprendre la pression
Avant de pouvoir contrer efficacement cette pression, il faut d’abord la comprendre. Au Togo, la glorification de la consommation de drogues est multiforme. Dans la culture populaire, nos artistes préférés font souvent référence à «Gué », « Tofi » ou à d’autres substances pour illustrer leur processus créatif ou leur style de vie luxueux.
Sur les réseaux sociaux comme Instagram et TikTok, les tendances tournent souvent autour de l’image hébétée ou de l’état d’ébriété, présentée comme le summum de la coolitude et de l’insouciance. Cela crée une puissante illusion selon laquelle le succès, le plaisir et l’acceptation sociale sont intrinsèquement liés à la consommation de substances.
Ce message culturel est amplifié par la pression sociale. Dans les contextes sociaux, un moment convivial après les cours sur le campus, ou même un moment de détente après le travail, il est courant de proposer de « prendre une taffe » ou de « fumer quelque chose ». Refuser peut entraîner des questions et des piques : « Pourquoi tu te comportes comme ça ? », « Tu es trop sérieux dans ta vie » ou « Petit, tu ne vas rien faire. »
Le désir d’appartenance est un puissant instinct humain, et dans ces moments-là, il peut sembler plus facile de céder que de se démarquer. De plus, les difficultés réelles auxquelles beaucoup sont confrontés chômage, stress scolaire et problèmes familiaux rendent la promesse d’une échappatoire temporaire incroyablement tentante.

Connaissez votre « pourquoi »
L’outil le plus important pour rester abstinent est un « pourquoi » puissant, personnel et inébranlable. Lorsque la tentation frappe à votre porte et elle frappera à votre porte , votre raison de dire « non » doit être plus forte que celle de dire « oui ». Ce « pourquoi » n’est pas quelque chose de vague ; il doit être concret et profondément significatif pour vous. Prenez le temps d’une introspection sincère. Quels sont vos rêves ? À quoi voulez-vous que votre vie ressemble dans un, cinq ou dix ans ?
Un autre pilier crucial est l’éducation. Dépassez les représentations glamour et renseignez-vous sur les substances véhiculées. Renseignez-vous sur les effets à long terme du tramadol sur le système nerveux, les risques pour la santé mentale associés au cannabis à forte concentration (« Colorado » ou « skunk »), ou les dangers du mélange de substances inconnues.
Un proverbe intemporel dit : « Montre-moi ton ami et je te dirai qui tu es. » Cette sagesse est particulièrement vraie en matière de choix de vie. Les personnes qui vous entourent seront soit une échelle qui vous aidera à atteindre vos objectifs, soit un poids qui vous pèsera. Si votre cercle social principal tourne autour de la drogue, rester sobre sera un combat permanent et difficile.
