(Öri Infos) – C’est un véritable séisme numérique au Gabon. Le régulateur des médias, la HAC, a annoncé la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux les plus populaires du pays. Une décision radicale motivée par la montée des contenus jugés illicites.

Le communiqué, lu sur la chaîne nationale Gabon 1ère par Jean-Claude Mendome, porte-parole de la HAC, ne laisse aucune place à l’ambiguïté. WhatsApp, Facebook et TikTok, outils indispensables du quotidien des Gabonais, sont directement visés par cette suspension.
Ce que la HAC reproche aux utilisateurs
Bien qu’aucun exemple précis n’ait été cité pour justifier cette mesure soudaine, le régulateur affirme avoir constaté une dérive généralisée sur les plateformes numériques. Parmi les griefs retenus :
- Atteintes à la dignité : Diffusion de contenus inappropriés, diffamatoires et injurieux.
- Menaces sécuritaires : Contenus haineux portant atteinte à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.
- Désordre public : Propagation de fausses informations (fake news) et cyberharcèlement.
La HAC ne s’en prend pas qu’aux utilisateurs. Elle pointe également la responsabilité des fondateurs de ces réseaux sociaux (Meta, ByteDance). Le régulateur estime que ces géants du web échouent à assurer une modération efficace des contenus illicites, violant ainsi les lois gabonaises et les règlements internationaux.
