(Öri Infos) – Le Togo brillera sous les projecteurs de la Fashion Week de New York. Le 16 septembre prochain, Jacques Agbobly, fondateur du studio indépendant Agbobly, dévoilera sa nouvelle collaboration avec Nike lors d’un défilé déjà considéré comme l’un des plus attendus de la saison Printemps/Été 2026.

Basé à Brooklyn depuis 2020, le créateur a su imposer son langage visuel unique.
Son travail réinvente les codes du quotidien. Le créateur a déjà transformé le fameux sac « Ghana Must Go » ou « home ne vo » en trench-coat..

Agbobly et Nike : Une collaboration inédite
Avec Nike, Agbobly promet de repousser encore les frontières entre artisanat et performance sportive. L’objectif ? Donner une place centrale aux cultures africaines dans une industrie où la diversité reste encore un combat.« Recevoir cette reconnaissance à ce moment de ma carrière est monumental », confie le designer. « Mon but est de hisser la mode africaine au rang qu’elle mérite, sur la scène mondiale. »
Jacques Agbobly : Des racines togolaises à la scène mondiale
Né au Togo, Jacques Agbobly porte en lui les récits de sa famille et les transforme en mode. Sa mère, immigrée aux États-Unis, a longtemps travaillé dans des salons de coiffure pour offrir un avenir à ses enfants. Son père, à Lomé, sillonnait les rues à scooter pour vendre des vêtements de seconde main et financer son éducation. C’est dans ce mélange de résilience, d’héritage et de créativité qu’Agbobly a trouvé sa force.
Depuis la création de son studio en 2020, le designer s’impose comme l’une des voix les plus singulières de la mode contemporaine. Black, queer et immigrant, il revendique fièrement ses identités et propose une vision inclusive. Ses collaborations avec Fireboy, Davido, Burna Boy ou encore eBay, ainsi que sa nomination en finale d’un concours avec LVMH (Louis Vuitton Moet-Hennessy), témoignent de son rayonnement grandissant.

Pour Agbobly, la mode dépasse le vêtement : c’est une quête de beauté, de mémoire et de joie. « Je veux élever la mode africaine sur la scène mondiale, car elle mérite une place légitime », affirme-t-il.
