(Öri Infos) – À Dapaong, dans le nord du Togo, les autorités régionales ont décidé de passer à l’offensive contre la commercialisation de sodabi frelaté, ces boissons locales dangereuses pour la santé des consommateurs.
Il faut savoir qu’il existe du vrai sodabi, appelé aussi « Apévia ». Pour savoir cela, Öri Infos est allé à l’information pour vous. Les connaisseurs du secteur expliquent d’ailleurs comment distinguer l’authentique, issu d’une distillation traditionnelle, de celui frelaté qui représente un danger pour la santé.

Voici comment distinguer le vrai « sodabi » du faux

Dans les villages du sud tels que Kouvé, Gboto, Zafi et Ahépé, réputés pour leur production artisanale, le Sodabi demeure un pilier économique, bien que peu valorisé. Finalement, c’est un commerce de survie.
Les professionnels du secteur livrent plusieurs astuces simples pour identifier la boisson originale :
- Test des mouches : “Le vrai Sodabi, exposé à l’air libre, n’attire pas les mouches, contrairement aux produits frelatés qui se transforment rapidement en eau”
- Test du coude : mettre une petite quantité dans le pli du bras et le refermer. Si le produit est frelaté, la zone devient rapidement glissante et gluante.
- Testeur professionnel : les artisans utilisent un dispositif reconnu dans le domaine. “Le faux alcool vire automatiquement au bleu lorsqu’on y introduit le testeur, alors que le vrai garde sa forme intacte”, précisent d’autres producteurs.
Le Sodabi, issu d’un savoir-faire ancestral, fait partie intégrante du patrimoine culturel et social togolais. Mais sa production artisanale, souvent exercée par nécessité dans les zones rurales, est fragilisée par la concurrence déloyale des produits frelatés et par un manque de reconnaissance officielle.


